Midi pétante ! La raison me quitte, tout comme les molécules de caféine qui ont quitté mon sang comme un parfum éphémère ! et sur ce coup de folie je décide de me rendre au centre national de la traduction qui se trouve théoriquement à moins de dix minute à pied de mon appartement, mais le coup de pied que m’as donnée le maudit soleil brûlant cairote, m’as poussé à prendre une station de métro…(C’était plutôt La fainéantise et pas la moindre envie d’entendre un commentaire mielleux ou pas à la con)
Les quelques minutes de métro furent un vrai flashback, j’avais cru en finir avec la traduction la dernière ou j’ai remis une démission en bonne et du forme , une vraie , le bout de papier , le bout de kleenex, mes gouttes de larmes teintée légèrement de crayon noir ( heureusement que les cils portaient du waterproof, sinon j’aurai été digne d’une toile d’un enfant de 4 ans en maternelle), les larmes du staff ( pour certaines ! certaines ! c’était des larmes de crocodile, finit la maniaco-tyranne dans les parages).
Bref, je finis par trouver la bonne porte du centre après avoir tourner en rond pendant plus de dix minutes…parce qu’il faut bien noter qu’au Caire , les gens n’ont aucun sens de l’orientation , tu peux être dirigé dans des sens contraires à des minutes d’intervalle……Au cours de ce périple , mon étonnement ne cessera jamais de s’accroitre devant le nombre effarant des vendeurs/euses de mouchoirs en papier, et je me demandais , c’est quoi le truc ? Une paranoïa ? Un commerce en plein essor ? Une folle envie de propreté ? Ce n’est sans doute pas le taux des états grippaux voyons ! C’est un coin ou on est à deux doigts de faire une prière de la pluie…..et utiliser son parapluie qui sombre depuis des lustres au placard…en fait des vendeurs ambulant ont tout compris !! les mouchoirs en papier est une vraie industrie dans ce tourbillon humain (Je somnole, et j’ai peur de ne pas saisir l’occasion de battre l’enfoiré de Morphée) Ces bouts de tissus industriels sont le vrai filtre de saletés qui trainent agressivement. Mais ce qui est hallucinant, c’est le fait que la plupart soient des femmes et elles savent s’y prendre, raison pour laquelle je traine très souvent 03 à 04 paquets dans mon sac (Voir billets précédents)
mon grand sac, mon fourre tout (Tu trouve vraiment de tout, ça va du rayon parfumerie / cosmétique à la quincaillerie)
Après des longues minutes de bronzage involontaire j’arrive à destination, un très bel immeuble qui doit être plus vieux que mes chers parents planté au milieu de chantiers, dont même les travailleurs ne connaissent pas le programme (J’ai pas pu m’empêcher de les interviewer, je sais c’est prêt à virer au trouble compulsif chez moi) , je suis accueillie au centre mieux que les statues de Néfertiti entassé dans un coin poussiéreux du décor !! (Je somnole encore, et j’ai peur de ne pas saisir l’occasion de battre l’enfoiré de Morphée), mieux encore , j’altère ma soif avec le fameux jus de citron à la menthe, je sillonne le rayon des dernières œuvres traduites avec mes yeux grand ouverts comme un môme devant l’arbre de Noël , je rencontre un staff fabuleux pour une fois .
Mission accomplie , ma raison revint , à bat le métro je rentre chez moi à pied , je contemple le Nil, sur les rythme de Dalida, les cris des écoliers en furie, les yeux rivés sur mon pantalon en lin jaune vif, ma porte fermé, le marchand de poussière de sable pointe du nez ! je t’ai battu Morphée !




